La vie de Miss Vanille

January 4, 2006

Vertige

La vie tourne et tourne encore. Ménage, dîner, dodo, amours, bises, jeux, soupers, rires, travail, transport. On tourne la roue. Ça tourne. Jusqu’à temps qu’on ait mal au coeur. Quand ça tourne, on n’a pas le temps de penser au pourquoi de la roue. C’est drôle, c’est normal, on s’amuse. Mais quand la roue s’arrête, ne serait-ce qu’un peu, on a mal au coeur. On se demande pourquoi on tourne. Avec qui on le fait. Et pourquoi la roue existe. Est-ce qu’on serait mieux sans tourner? Seuls? Stables? Non. Et les gens qui font partie du tourbillon, on les aime? On les a choisi? On aimerait mieux d’autres gens? Oui? Non? Pourquoi on est là à tourner dans la roue? À quoi ça sert? Pourquoi d’autres gens tournent ailleurs? Qui fait tourner la Grande roue?

Beurk. J’ai mal au coeur. Je vais vomir. Repartez la roue, svp.

:P

Soyons sérieux

C’était mon premier jour de travail aujourd’hui. Ouaip. J’ai fait 8 heures et quart, dont la matinée à attendre que ma chef d’équipe ait le temps de m’expliquer des trucs. Et j’ai connu pas mal tout le monde. Et j’ai déjà mon ordi de prêt. Et ma paye qui va entrer jeudi. Yipee. J’ai déjà des deadlines pour hier. C’est super le fun :P Mais j’ai aussi vu le caractère d’une collègue. J’ai vu du stress à cause d’une surcharge de travail. J’ai aussi vu une absence de dîner d’accueil, excusée par le rush d’après-janvier. Mais j’ai bu un café avec les autres namis à la petite cafétéria. Après avoir été à la grande cafétéria et avoir lunché à la seule table réservée au personnel de la caf. Duh. It’s me.

Je suis revenue déchargée. Kaput. On dirait que j’ai couché dans le building depuis 10 jours. Je suis revenue chez moi et j’avais peine à reconnaître ma petite famille. C’est comme… un autre moi. C’est très désagréable. Je dois me bâtir une personnalité polyvalente, la même pour le travail et la maison. Cristie, je ne suis pas capable. Pourtant, je suis la même, mais en dedans, je me sens différente. Je suis compliquée.

En tout cas. Je suis allée chez Renaud-Bray m’équiper afin de me sentir un peu familière à mon petit bureau. Cadre avec photo de ti-pou. Vache porte-papier rigolote. Calendrier Dilbert. Crayons que j’aime. Tasse à café immense. Portefolio foufou. J’espère juste que je vais être capable de bien faire mon travail à présent, sans capoter. :) J’ai un peu la chienne.

C’est plate, je n’ai pas de portable. Je ne peux amener de travail à la maison non plus. Il me semble que ça m’aurait rassuré. Mais bon. Les gens sont super sympatiques. En comparaison des tracteurs qui travaillaient avec moi à l’autre endroit. Ils sont souriants et accueillants. En comparaison, les AUTRES qui travaillaient avec moi sont des tapisseries brunes, des navets. Des moissonneuses-batteuses. Des raisins.

:)

Bon, à plus. :)

Vanille

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